Vaud     2009

Faune vaudoise et chasse régulatrice

Les 800 chasseurs vaudois entreront en campagne les lundis, mardis, jeudis et vendredis, du 1er au 30 octobre, pour la chasse générale. Non seulement, ils exerceront leur passion, mais ils assumeront davantage encore leur rôle d’agents régulateurs de la faune dans le cadre de sa gestion planifiée par l’autorité de tutelle.
Durant cette période, les détenteurs de permis impairs auront la possibilité de « saluer » trois chevreuils, dont un juvénile de l’année, alors que les permis pairs boutonneront deux fois. L’année précédente le prélèvement avait touché 1615 chevreuils, sans compter les 931 tués par la route. Les chiffres varient d’une année à l’autre, en fonction de la pression que les chevreuils exercent sur l’économie sylvestre, mais aussi compte tenu de leur état sanitaire.
En revanche, dans les Alpes et le Jura, le tir d’un seul chevreuil est autorisé en raison de l’appauvrissement des effectifs.
Dans les Alpes, le chamois se trouvera dans la lunette de tir en septembre. Le plan de gestion limite à un chamois le prélèvement autorisé. En 2008, 444 chamois avaient été inscrits dans les carnets de contrôle. Les hivers plus ou moins rigoureux interviennent pour beaucoup dans la stabilité d’un cheptel.
Dans le Jura, une chasse spéciale et sectorielle aura lieu durant les mois de septembre et de décembre pour maintenir les hardes sous contrôle.
Le cerf est de plus en plus présent en terre vaudoise. Cette année, on demande aux chasseurs désignés pour cette chasse difficile, d’être présents tous les jours ouverts, afin de réaliser le plan de tir. Les chiffres attestent de cette progression : trois cerfs en 1999, et 94 en 2008. Cette année le plafond est fixé plus haut encore : 83 cerfs qui doivent être prélevés dans le Jura et 47 dans les Alpes.
D’année en année, les tirs de régulation ont augmenté en importance.
Le sanglier est particulièrement visé cette année. Sa chasse est libre à l’exception des laies suitées. Elle débute le 1er septembre pour s’achever fin janvier. Au vu des résultats obtenus, la date de clôture sera, ou avancée, ou retardée. En 2008, 675 sangliers ont passé de vie à trépas. Jamais un chiffre aussi élevé n’avait été atteint.
En ce qui concerne le petit gibier, il sera possible de prélever un lièvre par chasseur. Le canard colvert et le pigeon ramier sont des espèces très présentes ; elles ne sont pas soumises à des quotas. Quelques spécialistes, chassant au chien d’arrêt, parcourront les bois à partir du 1er octobre à la recherche de la mordorée (bécasse des bois). Seul un oiseau par jour est autorisé.
A noter que, cette année, après deux ans de préparation, trente-deux chasseurs ont obtenu leur premier permis pour avoir réussi des examens exigeants.