Vaud 2007

Chien de rouge… un jour d'ouverture

1er octobre 2007, un jour d'ouverture, par un temps magnifique dans la région de Moudon. Je suis toute impatiente d'entamer ma troisième saison de chasse générale. Elle débute toutefois par un affût qui ne laisse rien paraître… je reste un peu sur ma faim.
A 9 heures 30, nous décidons, avec les collègues, de procéder à la première battue. Sans perdre une minute, chacun prend sa place. A peine 10 minutes, voilà qu'un beau chevreuil sort du bois en question et fonce dans ma direction. Après identification de l'individu et sans trop d'hésitation, je lève l'arme et tire ! La chevrette accuse clairement le coup, mais, afin d'assurer, je double… Voilà que malgré toute cette grenaille, cette chipie me fait la « pige » en passant à côté de moi et entre dans le bois auquel je faisais dos. Etant « sûre de mon coup », j'appelle immédiatement à l'aide mes collègues expérimentés, en vue de retrouver l'animal. L'endroit du tir étant bien « emprunté » de sang, nous commençons nos recherches et suivons les traces en forêt. Aucun doute, ce chevreuil était vraiment très blessé. Nous poursuivons nos recherches jusqu'à midi, sans succès.
Après discussion, nous décidons de prendre contact avec un conducteur de chien de rouge, en vue de retrouver ce pauvre chevreuil, qui se meurt probablement quelque part. Pas évident toutefois de trouver quelqu'un de disponible, qui puisse se déplacer immédiatement. C'est à 13 heures 45 que Guismo arrive. Le chien se met immédiatement en quête dans la forêt. Sa recherche est absolument spectaculaire. Il en veut. Il est persévérant. Quand, à notre grand étonnement, Guismo sort du bois en direction d'un énorme maïs. Son conducteur nous demande de laisser son chien travailler, même s'il ne nous emmène pas où nous voudrions ! Guismo est toujours sur la trace du sang, malgré la distance qui la sépare de l'endroit du tir estimée à plus d’un kilomètre.
A 16 heures 30, voilà que Guismo donne de la voix ! Extraordinaire ! Notre belle chevrette est retrouvée, gisant au sol en pleine agonie, avec un œil percé et une pate cassée, vidée de son sang, au milieu de cet énorme maïs. Quelle endurance !
Nous avons vraiment tous vécu une expérience incroyable ! S'il y a plusieurs leçons à tirer de cette journée, à mon sens, voici la plus importante : « Si on n'est pas sûr, il ne faut jamais abandonner. Oter une vie à un animal, oui, mais abandonner blessé, non ».
Un merci tout particulier à Guismo pour cette magnifique partie de chasse et à son conducteur pour sa disponibilité, le temps consacré et sa patience.
Très sincèrement, merci !

Stéphanie