Merci, Monsieur le garde-chasse Georges Mayoraz
Une nouvelle page se tourne dans l’histoire du gardiennage du Val des Dix. Le garde-chasse Georges Mayoraz s’en va à la retraite après avoir exercé sa fonction au plus de près de sa conscience durant 28 années. C’est en effet le 2 juillet 1979 que le Conseil d’Etat lui accordait sa confiance en le nommant garde-chasse du Val des Dix. Tout le prédestinait à occuper ce poste. Issu d’une grande famille de chasseurs, parmi lesquels un de ses oncles avait déjà fonctionné comme garde-chasse, Georges Mayoraz connaissait par cœur la traque du gibier pour l’avoir pratiquée assidûment durant une quinzaine d’années avant de prendre la responsabilité du gardiennage de la vallée. S’il connaissait les ruses du gibier, il avait également déjà expérimenté celles des hommes puisqu’il était, avant sa nomination, garde auxiliaire. Le poste de garde-chasse lui collait donc comme un gant et il allait le démontrer.
Comme garde-chasse local, puis comme chef d’arrondissement, la partie était loin d’être facile. De la notion du garde pour qui la tâche principale était de sauvegarder la faune en pinçant les braconniers, il a fallu passer à celle du gestionnaire de la faune en s’adaptant aux techniques modernes d’administration jusqu’à y inclure l’informatique. Quelle vie pour un homme qui aimait avant tout forêts et montagnes pour observer, compter et si nécessaire apporter les informations pour corriger. Georges Mayoraz s’est adapté. Son esprit inné de la pédagogie appliquée, sa patience à toute épreuve et ses grandes connaissances de la faune ont réussi à faire passer diplomatiquement parmi les chasseurs ce message de transition vers la chasse dite contemporaine.
Que ce soit avec la jeunesse, avec les chasseurs ou avec la population, comme avec les non montagnards qu’il devait accompagner pour le tir d’un bouquetin « commercial », Georges Mayoraz était un ambassadeur d’une grande qualité en faveur d’une gestion de la faune par la chasse, sachant expliquer la logique du pourquoi et du comment des nécessités élémentaires de prélèvements pour un développement sain et harmonieux de la nature sauvage. Pour les initiés ou non, les rentrées d’expéditions, si elles se concluaient souvent par de la fatigue aux jambes mais la joie au cœur, nous laissaient toujours avec des connaissances nouvelles et la satisfaction d’avoir appris encore.
Il est vrai qu’après 28 années de gardiennage, il y aurait tant et tant à dire. De peur de blesser sa modestie, mais aussi par respect de la prescription, nous nous contenterons d’évoquer ces sentiments qui nous resteront comme le label apporté à la chasse par Georges Mayoraz. Les chasseurs du Val des Dix, mais aussi d’autres contrées du Valais ou d’ailleurs, te doivent un grand MERCI.
Georges, tous nos vœux t’accompagnent dans ton futur que nous souhaitons long et plein de plaisirs.
Le poste de garde-chasse du Val des Dix a été repourvu par réorganisation interne et c’est Pascal Gaspoz, collaborateur au Service de la chasse, qui exerce cette fonction depuis le 1er juillet 2007. Nous souhaitons à cet Hérensard passionné de montagne, qu’il a connue comme guide-sauveteur, comme chasseur issu d’une famille de chasseurs, beaucoup de satisfactions dans son nouveau métier de garde-chasse.
Chasie
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