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Hommage à Jean-Paul Fleury
1942 - 2016

IFPF

Né à Charmoille en 1942, Jean-Paul y vécut les 10 premières années de sa vie. Avec ses parents et ses cinq frères et sœurs, il déménagea alors à Choindez, plus précisément à la Verrerie située au bas de la route de Rebeuvelier et aujourd’hui démolie. Il finit sa scolarité à l’école de ce village avant d’entreprendre un apprentissage de régleur. Il exerça son métier chez Tornos, puis chez von Roll. Par la suite, il orienta différemment sa carrière professionnelle et il fut engagé comme cantonnier par l’État de Berne, fonction qu’il occupa jusqu’à sa retraite. En poste à Moutier, il s’installa à Roches, village auquel il resta fidèle jusqu’à son décès.

En 1962, il se maria avec Rolande Roth, union qui perdura donc plus de 50 ans. Trois enfants vinrent illuminer la vie du couple, Odile, Romain et Alain. Ils eurent ensuite la joie de voir grandir 3 petits-enfants (Loane, Jonathan et Elodie) et enfin une arrière-petite-fille, Selene. Jean-Paul, malgré ses multiples activités, fut un père attentionné, disponible, présent, aimant et aimé par toute sa famille.

Il s’engagea très vite dans son village d’adoption et joua son rôle citoyen en siégeant au conseil municipal, puis en remplissant le rôle de garde-police. Il était aussi membre de toutes les sociétés locales et celles-ci savaient qu’elles pouvaient compter sur sa disponibilité : ses coups de main étaient appréciés par tous.

Certainement influencé par son père, Jean-Paul très vite s’intéressa à la chasse qui devint rapidement une passion pour lui. Avec son groupe d’amis, tous amoureux de la nature comme lui, il passait de nombreux moments en forêt. Nemrod émérite, Jean-Paul respectait tous les animaux : même rentré bredouille de la chasse, il était heureux ! Son activité cynégétique ne se résumait pas à l’acte de chasse, mais s’étendait sur toute l’année. Comme garde volontaire de la faune, il était omniprésent sur le terrain et participait à de nombreuses actions d’observation et de sauvegarde de la faune, comme la recherche de faons avant la fauche. C’est ainsi, il y a peu temps, qu’il avait découvert deux jeunes faons et les avait mis en sécurité dans la forêt voisine. Un souci de la conservation qui l’animait aussi lorsque, sentant sa fin venir, il se préoccupait de l’avenir de son fidèle Bruno du Jura.

Lors de l’ouverture de la chasse, nul doute que tous ses amis auront une pensée pour lui et que son groupe de copains n’oubliera pas celui qui n’avait pas son pareil pour organiser des moments conviviaux pour son groupe de chasse.

Arrivé à la retraite, en compagnie de son épouse, il géra durant plus de 4 ans le restaurant campagnard de la Combe qui devint rapidement un lieu empreint de convivialité et une bonne adresse pour les gourmets. Qui ne se souvient de ses fameuses entrecôtes et frites ?

On peut résumer la vie de Jean-Paul en disant qu’il était un homme qui ne savait pas dire non. Toujours disponible pour sa famille, ses amis, les sociétés, il s’engageait simplement sans rien demander en retour, heureux de rendre service, généreux. Évidemment, chacun savait que la chasse occupait une place primordiale dans sa vie, à tel point qu’il ne partit pratiquement jamais en vacances. Et on serait tenté de qualifier d’égoïsme le fait de préférer garder ses jours de congé pour l’automne plutôt qu’en faire profiter sa famille. Mais, pour Jean-Paul, il était primordial d’aller puiser aux sources de satisfaction que lui procuraient ses proches et la nature plutôt que chercher son bonheur dans les biens de consommation, l’argent, la technologie et autres « drogues ».

Son décès, après une petite semaine d’hospitalisation et à peine un mois après la détection de sa maladie, a été une douloureuse surprise pour tout le monde. Sa famille a heureusement pu l’accompagner et le réconforter pour l’aider à passer ce moment difficile.

Lors des obsèques, la présence de nombreux amis et connaissances a montré l’estime portée à Jean-Paul et a représenté un signe tangible de soutien pour sa famille.

Jean-Pierre Boegli