Neuchâtel     2009

Etang de Lignières

Historique
L’étang de Lignières fut acquis par la Fédération des Chasseurs Neuchâtelois le 30 mai 2001. Cet achat avait pour but d’assainir le site qui était à l’abandon depuis 50 ans et de promouvoir l’essor du petit gibier ainsi que la faune en général.
En 2007, sur proposition de la Diana Neuchâteloise, cette dernière a été mandatée par la Fédération pour élaborer un avant-projet de revitalisation de l’étang. Au mois de novembre de la même année, la copie était présentée au comité de la Fédération et était acceptée. Le feu vert nous était donné pour la réalisation de la première phase.

Tout se déroula alors très vite. Après l’élaboration du plan de travail et l’obtention des autorisations nécessaires, la date du 2 février 2008 fut retenue pour le début des travaux de mise en lumière de l’étang.

Cette mise en lumière était indispensable pour désengorger le plan d’eau de sa végétation trop abondante et permettre ainsi l’accès de l’étang aux canards et autres oiseaux, de même qu’aux machines pour la réalisation de la deuxième phase qui se fera l’hiver prochain.
Sur les deux journées prévues, une seule a suffi aux trois bûcherons membres de la Diana et au débardeur pour abattre, débrancher, treuiller, entasser les 63 m3 de bois marqués.
Suivirent deux samedis au mois de mars 2008 pour effectuer les travaux de nettoyage.
Nous avons pu compter sur l’aide de quelques candidats chasseurs, ainsi que d’une vingtaine de personnes motivées, et tout s’est déroulé dans l’amitié et la bonne humeur.

Le curage
Les travaux du premier hiver étant terminés, il fallait laisser le temps à Mère Nature de reprendre ses droits et aux espèces animales présentes sur les lieux de se reproduire.
Pendant cette période, nous ne sommes pas restés les bras croisés.
Des solutions ont été trouvées afin de réduire considérablement les coûts prévus dans l’avant-projet, ainsi que de minimiser l’impact négatif des véhicules lourds sur le site.
Une butte, déjà baptisée « butte à lièvre », composée d’une grande partie des boues du curage de l'étang, sera édifiée sur place et le reste sera emporté par les agriculteurs de la région pour épandage sur leurs champs.

Début septembre, quelques membres du comité ont détourné l'eau et l’étang a été asséché pour permettre un curage dans les meilleures conditions. Ce travail étant prévu fin décembre, nous ne manquerons pas de vous informer sur l’avancement des travaux dans le prochain numéro de la Gazette.

Le 23 décembre dernier était le grand jour attendu, puisqu’il coïncidait avec la livraison de la pelle mécanique ; ainsi la réalisation de la deuxième phase pouvait commencer.
Après avoir procédé au drainage de la future « butte à lièvres », une surprise de taille nous est apparue. En effet, malgré l’assèchement effectué le premier septembre 2008, par deux fois, la machine risqua de s’enliser.

Dans l’impossibilité de pénétrer dans le lit, c’est par les rives que les boues ont été excavées.
Cependant, malgré les prouesses du machiniste, une bande de terre au milieu du site restait inaccessible à la machine. Il fallait remédier à cette situation : la solution trouvée fut l’entassement de billes de bois au fond de l’étang pour permettre à la machine de rouler dessus et d’atteindre sans s’enliser l’îlot de terre restant.
Les 700m3 de boues extraites, ont été transportées par un agriculteur aux deux emplacements prévus :
• 300m3 pour ériger la « butte à lièvres »,
• et le reste épandu au Nord pour rehausser le niveau du terrain actuel.
25 heures de machine ont été nécessaires pour terminer ce terrassement. Le curage achevé, il restait à entreprendre les travaux suivants :
• Obstruer l’ancien canal Meunier.
• Réfectionner la chambre de retenue des déchets flottants.
• Bétonner le fond de l’exutoire.
Le 19 janvier 2009, suite à d’importantes intempéries, le drainage n’a pas pu absorber l’énorme arrivée d’eau. Le surplus s’est alors déversé dans l’étang, qui, en une nuit s’est complètement rempli.

Le 23 janvier, pour palier à ce nouveau contretemps, et bénéficiant d’une nouvelle période de gel, un pompage efficace a été organisé. Dès lors, il fallait entreprendre les travaux restants dans les plus brefs délais.
Ceux-ci furent effectués de main de maître la semaine suivante par les membres du comité.

Le samedi 7 février, jour à marquer d’une pierre blanche, notre spécialiste ès canard a procédé à l’installation de deux magnifiques nichoirs. Par la suite sous l’effet de quelques coups de pioche libérateurs, notre Présidente eut l’honneur de rendre à ce magnifique biotope son élément liquide.

A ce moment précis un « plopp » bien connu résonna sur le plateau de Lignières.
Santé !

Laurent Béguelin